Nous sommes déjà en train de rêver à la saison prochaine
Décembre et janvier sont traditionnellement des mois de réflexions, les outils sont affutés, nettoyés et rangés. Les sorties au jardin sont plus timides et s'organisent autour des belles journées. A l'intérieur, on réfléchit, on organise, on répertorie les graines valides et l'on pense déjà à la nouvelle saison à venir.
Choisir une culture potagère n'est pas qu'une question de rendement, il y a aussi une affaire de goût. Quoi qu'il en soit, lorsque l'on examine les choix opérés parmi les variétés proposées à la vente, force est de constater que les jardiniers restent souvent très traditionnels dans la sélection des variétés cultivées.
Il est pourtant notoire que certaines d'entre elles vieillissaient mal, soit par dégénérescence progressive ou encore parce que les défenses génétiques de ces variétés finissaient par succomber aux adaptations progressives développées par les parasites. Ainsi donc, il est apparu que nos variétés n'étaient pas toujours éternelles face à la nature. Heureusement, toutes les espèces ne possèdent pas la même vulnérabilité et, de plus, tout dépend de la virulence des parasites auxquels ils ont à faire. Certains jardiniers se réfugient dans la certitude du passé et campent sur leur acquis culturels et, fort heureusement, certaines association se plaisent à protéger, conserver et divulguer d'anciennes variétés oubliées. Ce précieux capital génétique est ainsi conservé pour la sauvegarde d'un patrimoine qui pourrait être bien utile à la recherche.
D'autres plus progressistes sont attentifs aux améliorations obtenues par la recherche. Il est quand même utile de savoir que c'est grâce aux découvertes modernes que certaines variétés en perdition ont pu être régénérées notamment par culture de méristèmes. Le progrès n'a donc pas que de mauvais côtés... Il faut près de 10 à 12 ans de recherche pour mettre au point une nouvelle variété; de plus en plus les critères de qualités gustatives et visuelles ont pris le pas sur la quantité produite. En quelque sorte, les chercheurs essaient d'anticiper les tendances recherchées par les consommateurs. Si vos variétés traditionnelles vous donnent satisfaction, rien ne vous empêche d'inclure dans vos parcelles une ligne ou deux de nouveautés histoire de comparer. Le jardinage est finalement le fruit du mariage de multiples facteurs : vos goûts, votre terrain, votre expérience, votre but, sans oublier une certaine dose de philosophie personnelle. Tout ceci rend le jardinier bien humble devant Dame Nature. Chaque variété choisie apporte donc sa nuance ou son originalité. Allions ainsi richesses culturelles et richesses culturales et cultivons la diversité... une source de plaisirs inépuisables...
Si le temps le permet, les apports de matières organiques peuvent se poursuivre. Les apports organiques sont à effectuer de différentes façons selon les types de sols que l'on cultive.
Dans ce cas, les apports se font en septembre-octobre (avant les fortes pluies). Les matières organiques seront enfouies moins profondément qu'en sol sablonneux, car les micro-organismes responsables de la décomposition ont besoin d'oxygène pour vivre, se développer et digérer ces débris organiques. C'est pour cette raison que l'enfouissement ne se fera qu'à 10-15 cm de profondeur. De plus, les matières organiques seront finement divisées et morcelées.
Dans les terrains lourds et argileux, on préfère utiliser des fumiers de ferme mixtes, des fumiers de cheval, de mouton, d'ovins.
Plus faciles à travailler mais retenant plus difficilement leurs réserves, les sols légers ou sablonneux seront travaillés au printemps. Entretemps, il est possible d'épandre les apports organiques en surface, ce qui permet de protéger la structure du sol des pluies battantes. L'enfouissement sera printanier. Ces apports seront constitués de fumiers de bovins ou de porcins. L'enfouissement se fera à environ 20 à 30 cm de profondeur et les matières seront pailleuses ou grossières.
Les règles d'or des amendements organiques




