Terre serre

Comment déterminer le pH de la terre dans la serre?

La mesure du pH d'un sol par analyse colorimétrique est une méthode facile. Un échantillon de 2 ou 3 g de terre est déposé dans un récipient et imbibé de quelques gouttes de réactif. Après quelques minutes, la couleur du réactif a changé et est aisément comparable à l'échelle de couleur qui correspond elle-même à une échelle chiffrée allant de 1 à 14.

Le chiffre 7 indique la neutralité. Quand le chiffre obtenu est plus petit que 7, le sol est d'autant plus acide que le chiffre est petit. Quand le chiffre est plus grand que 7, le sol est d'autant plus alcalin que le chiffre est élevé. On considère pratiquement comme neutre un sol de pH 7,9.

La connaissance de la réaction péhamétrique est importante pour la détermination du choix des plantes à cultiver. Ainsi, tous les végétaux dits de «terre de bruyère », de même que les conifères réclament un sol acide. Par contre l'anémone, le buis, le pavot et toutes les légumineuses préfèrent un sol calcaire.

Il est parfois nécessaire de corriger le pH d'un sol en l'acidifiant par des apports massifs d'humus et de terreau ou en l'alcalinisant par incorporation d'amendements et d'engrais calcaires de manière telle que les végétaux cultivés trouvent sur place les conditions de vie qui sont les leurs.
A défaut d'analyse, la flore spontanée d'un sol peut donner des indications suffisantes sur sa nature et permettre les corrections éventuelles. Ainsi l'ajonc, la bruyère, la prêle, la renoncule, la digitale, la fougère mâle, la matricaire camomille, le rumex, l'oseille sont des plantes caractéristiques d'un terrain acide. Par contre la chicorée sauvage, le mélilot, la mercuriale, le sené, le souci sont des plantes de terrain calcaire.
On appelle acidophiles ou calcifuges les plantes aimant un milieu acide. Sont par contre calcicoles les végétaux ayant une prédilection pour les sols calcaires.
Considérées sous l'angle de leur réaction, les terres peuvent se classer comme suit :

pH terre
- 4 à 5 terre très acide
- 5 à 6 terre peu acide 6,5 à 7,5 neutre
- 7.5 à 8 terre légèrement alcaline
- 8,5 et + calcaire

Les plantes, se développent au mieux dans un sol au pH optimal. Il est donc important de neutraliser l'acidité par le chaulage, ou de rendre acide un sol calcaire par des apports massifs de terreau et autres éléments organiques.


En général les légumes acquièrent une meilleure qualité dans des terres légèrement acides. Mais il y a des exceptions comme c'est le cas notamment des crucifères (choux, navets) et des asperges. Il arrive parfois que des rendements convenables soient obtenus dans des sols dont le pH est un peu plus haut ou un peu plus bas que les normes indiquées.

Travailler la terre dans la serre

C'est aussi pour certains s'en prendre à son maître !

Faire le jardin demande, comme beaucoup d'autres activités, une certaine technique et, au-delà de la technique, une certaine habitude. Pour le débutant comme pour le jardinier averti de certains muscles seront douloureux lorsqu'ils reprendront des activités de jardinage. Le coureur de fond aura certaines courbatures différentes de celles du cycliste. Cela est bien naturel, chaque activité sollicite des muscles et des gestes que l'on ne fait pas habituellement.

Pour le jardinage, c'est la même chose : le dos surtout risque de souffrir si on n'adopte pas de bonnes positions de travail. Du bêchage au semis, de la tonte aux récoltes, nous devons avoir en permanence le souci de garder le dos le plus droit possible. Tous, un jour ou l'autre, nous avons souffert du dos ; bien heureux ceux qui attendent encore ce moment... C'est alors qu'il nous apparaît nécessaire de plier les genoux, travailler sur nos jambes plutôt que de courber l'échine. (terre potager)

Le bêchage

Pour commencer cette opération, l'ouverture d'une rigole appelée « jauge » est indispensable. Celle-ci sera à la fois le baromètre du bêchage, qui nous permettra de juger directement si nous déposons les terres trop haut ou trop bas. Elle évite également de retourner de la terre 2 fois (une fois c'est déjà bien !). Elle aura un fer de bêche de profondeur et 2 largeurs de fer en largeur.
Nous parlions dernièrement de choisir, dans un premier temps, une bêche adaptée à notre taille, le pommeau de la bêche tombant à l'aisselle du bras. La technique de bêchage va être un peu différente en fonction du terrain et du résultat souhaité.
Le bêchage d'hiver que je voudrais associer au bêchage en terrain engazonné va demander généralement deux efforts. Le premier sera celui d'enfoncer la bêche dans le sol : cette opération nécessitera un appui du pied sur la bêche, pied gauche pour les droitiers, la main droite positionnée sur le pommeau, l'autre sur le manche servant uniquement de guide. Une fois le fer enfoncé dans le sol il faut retourner la pelletée : cette opération risque de solliciter anormalement le dos si l'on n'adopte pas le bon mouvement. Il est utile ici de garder la main droite sur le pommeau, le manche servira ainsi de levier tandis que la main gauche saisit le manche de manière à poser le coude sur le genou gauche fléchi. Une pression verticale de la main droite soulèvera la pelletée, le genou étant le point de rotation, sans soulever outre mesure la pelletée ; celle-ci est déposée en face de vous sur le versant de la jauge par une rotation du manche. Entre chaque pelletée le corps reprend une position verticale.
Le bêchage de printemps dans un terrain régulièrement travaillé est plus facile à exécuter. Le fer s'enfoncera beaucoup plus facilement, il suffira de prendre un petit élan sur le même principe du marteau qui enfonce un clou. Tout en fléchissant les genoux et en gardant le manche contre le corps, la main gauche sur le pommeau, la bêche est enfoncée. Ensuite, on fait levier sur le genou et la terre est retournée. La tranche de terre soulevée est de 6 à 10 cm en bêchage à fines mottes et sera d'une quinzaine de cm pur un bêchage d'hiver à grosses mottes.

Petit conseil : que ce soit au printemps ou avant l'hiver, il faut ménager sa monture. Celui qui voudra battre des records risque for de ne pas arriver au bout du travail. Un dicton qui n'est pas à négliger non plus est celui-ci ; « à chaque jour suffit sa peine » inutile de sortir éreinté et cassé d'une journée de jardinage. Changez d'activité de temps en temps et cela vous sera moins pénible. Une pause rafraichissante fait aussi partie du travail du jardin sans oublier la petite conversation avec le voisin par-dessus la haie pour échanger quelques idées de jardinage...
Le travail suivant, après le bêchage de printemps, consistera à préparer le sol, à recevoir semences et plantes. Il faut donc pour cela ameublir le sol et casser toutes les mottes. La fourche crochue, crocs est l'outil qui convient à cette tâche.
Ici aussi, une bonne technique de manipulation et une certaine habitude sont nécessaires. Ne dit-on pas que c'est « en forgeant qu'on devient forgeron ? »
Et bien tout entraînement sera payant et les premières heures d'utilisation ne seront peut-être pas aussi productives que ce qu'on espérait. La fourche crochue est manipulée, toujours pour les droitiers, avec la main droite sur le dessus du manche, c.à.d. qu'au dessus de la main il ne reste pas de place pour saisir l'outil. La main gauche sera juste là pour soutenir l'outil et le guider sans effort. Dans le travail de l'ameublissement, elle sera aussi présente pour tenir fermement l'outil.

L'utilisation de la fourche crochue se décompose en 2 actions:

1° l'ameublissement

Le travail débute au début du terrain qui sera toujours le point haut du terrain. On garde en moyenne 80 cm de terrain devant soi. Ces 80 cm vont être d'une certaine façon piochés en retirant très légèrement la terre vers soi. Idéalement, on réalise trois passes (3 largeurs de fourches) avant de passer à la phase suivante.

2° égalisation et préparation fine du sol en surface

Dans un premier temps, avec le dos de la fourche, on repousse les terres à leur place initiale. Puis commence l'émiettage.
Le mouvement imprimé à la fourche est un mouvement de va et vient, les dents entrant dans le sol dans les 2-3 premiers cm. On peut aussi appeler cette opération le « griffage ».

Il est important de porter des chaussures de travail surtout pour les débutants car le mouvement, pour être efficace, doit être assez rapide et les crocs nouvellement achetés ont des pointes assez acérées. Il est préférable de passer parfois au-dessus du sol sans trop toucher la terre. Laisser les dents descendre trop profondément risque de faire des trous.
Après quelques temps, vous constaterez que cet outils est merveilleux et permet de réaliser des préparations du sol dans n'importe quel endroit et d'une manière très efficace. Ne jamais vouloir travailler trop loin des pieds 60 à 80 cm est un maximum sans quoi c'est le dos qui doit compenser.


Le ratissage

Encore une opération qui semble facile mais qui demande pas mal de dextérité. Le râteau servira à enlever des mottes trop grosses mais ne servira pas à dresser une plate bande. Le dressage se faisant à la fourche crochue.
Le râteau se tient généralement le plus droit possible. Plus il sera incliné, plus les dents de celui-ci pénètreront dans le sol et plus on fera des trous.
Le manche est généralement long pour permettre de traiter des surfaces plus grandes sans marcher sur un sol préparé.
Je ne supporte pas de marcher sur un travail préparé. Utilisez donc des planches ou planchettes, respectez votre travail et surtout la structure du sol. Un sol piétiné est un sol gâché.

Utilisation des planchettes

Les planchettes peuvent être attachées aux pieds. Dans ce cas, elles laissent toute liberté de manipuler un outil. Après quelques utilisations, vous ne vous marcherez plus sur les pieds et cela vous laissera toute autonomie sans abîmer votre travail.
Le temps de mettre en pratique tous ces conseils approche à grands pas, mais laissez ressuyer la terre pour une préparation de printemps. Un bêchage en mars à grosses mottes aide au réchauffement et au ressuiement du sol. C'est une opération qui permet de disposer d'une surface à semer plus rapidement et il ne sera pas nécessaire de bêcher à fines mottes, on pourra directement agir avec la fourche crochue. Pour être travaillée, la terre doit être ressuyée et pour être semée, elle doit être réchauffée. Un sol argileux sera plus tardif, une terre noire sera plus vite bonne. Si le sol reste longtemps mouillé, vous pouvez incorporer du sable fin de rivière. Dans 50 ans, il sera encore là ; les autres amendements seront lessivés, décomposés dans le sol.

Bonne préparation du sol et rendez-vous pour dresser les plates-bandes et réaliser les semailles en avril...

légumes janvier
légumes février
légumes mars
légumes avril
légumes mai
légumes juin
légumes juillet
légumes août
légumes septembre
légumes octobre
légumes novembre
légumes décembre

serre




Sitemap

Foire Agricole Artisanale & Commerciale d’ Hazebrouck 07/09/2017

Retrouver notre ACD et son revendeur spécialiste dans le Nord Matovert à la 72 ème Foire Agricole Artisanale & Commerciale d’ Hazebrouck du 8 au 10 septembre 17

Salon Inter Alpin Architecture Aménagement (SIAA) à Mégève 19/06/2017

Un vent nouveau souffle sur l’Art de Vivre en Montagne

ACD: serres de jardin – serres tunnel – mini serres – équiper une serre