serre biologique

La culture biologique dans la serre



Culture «naturelle» est le terme qui conviendrait mieux pour designer la culture biologique, répondant davantage aux buts poursuivis et aux résultats obtenus. Faire de la culture naturelle, c'est donc produire des plantes, et particulièrement des légumes, dans un milieu biologiquement sain fil existe des sols biologiquement malsains), sans apports extérieurs de produits de la chimie minérale (engrais et pesticides), et dans une terre dont la structure naturelle est sauvegardée et respectée.

Cela n'exclut pas l'utilisation d'engrais organiques donc «naturels», de produits minéraux originaux donc «naturels», et de moyens de lutte contre insectes et maladies d'origine animale ou végétale donc «naturels».
En bref, la culture biologique dans la serre = culture ne mettant en œuvre que des éléments naturels donc = culture naturelle.

Le jardinier biologique considère que sa terre est une usine de transformation en perpétuelle activité. Les éléments moteurs de cette activité sont l'oxygène et l'humus, indispensables à une vie microbienne intense. Il faut donc maintenir le sol dans la serre constamment ouvert pour que l'air et donc l'oxygène circule librement.

-
Premier principe
: ne pas retourner la terre à la bêche, mais à la fourche bêche, ou mieux à l'aide de la grelinette.
-
Deuxième principe
: éviter les tassements du sol dans la serre, notamment en piétinant sa surface le moins souvent possible et jamais par temps humide. Il faut aussi restituer au sol de l'humus en quantités importantes; pour cela, le sol ne doit jamais rester libre et, dès qu'un légume a été récolté, il faut soit le remplacer par une autre culture, soit occuper la terre par un engrais vert. Engrais vert qui peut être cultivé en association avec une plante à grand développement, avant son occupation complète du terrain, par exemple du trèfle blanc avec des choux.
Dans les cultures en lignes, on couvre le sol d'une couche de compost préparé en tas, ou on pratique le compostage sur place.
Les sarclages ne se font que par temps sec et les plantes adventices arrachées sont laissées sur place.
-
Troisième principe
: l'humus est une source permanente de vie au jardin biologique.
Les effets combinés de ces trois principes élémentaires amènent peu à peu la transformation de la terre de culture habituelle en une couche importante de terreau, à la structure lâche et aérée, dans lequel les légumes se développent allègrement. La vie microbienne y est intense, les insectes prédateurs, des insectes nuisibles y trouvent un milieu idéal à leur prolifération ; quant aux champignons microscopiques, générateurs de maladies cryptogamiques, le milieu aérobie leur est défavorable.
-
Quatrième principe
: en culture biologique, l'équilibre biologique du sol doit être rétabli. La restitution d'humus n'étant pas toujours suffisante, on aura recours également à des apports fréquents d'engrais organiques du commerce (sans engrais chimiques) et à des roches naturelles. Parmi les apports extérieurs en éléments organiques : les fumiers de mouton, cheval et volaille, le purin, les guanos d'oiseaux et de poissons, le sang séché, la poudre d'os, la corne torréfiée.
Comme apports minéraux, il faut utiliser seulement des matières minérales naturelles n'ayant subi aucune transformation chimique, mais uniquement une transformation mécanique: le broyage. La chaux est restituée sous forme de roches calcaires, de marnes et de calcaires marins tel le lithothamme; la magnésie est fournie par la dolomie en poudre ; le phosphore à partir de roches tricalciques; la silice au départ de poudres basaltiques, de granit et de porphyre. Si l'élément potasse est nécessaire, ce qui est rare, seule une roche potassique pauvre en chlore est utilisée; quant à l'azote minéral il est exclu.

Enfin et pour terminer, les apports fréquents et réguliers d'algues marines séchées et broyées restituent au sol, sous une forme absolument saine et naturelle, la totalité des éléments nécessaires à la vie, y compris la plupart des oligo-éléments indispensables à la croissance des végétaux.
-
Cinquième principe
: les restitutions extérieures se font à partir d'éléments organiques ou minéraux naturels.
Cultivés en milieu sain et riche, les légumes sont peu enclins à être victimes de maladies cryptogamiques. Quand cependant une attaque se manifeste, il faut traiter immédiatement, mais seulement à titre curatif. Les seuls fongicides admis en culture biologique sont le soufre pour la lutte contre l'oïdium, et le cuivre contre la rouille et le mildiou. Quant aux insecticides, seuls des produits d'origine végétale sont tolérés en traitement curatif. La nicotine est exclue en raison de sa toxicité. Sont seuls admis la roténone et le pyrèthre.
-
Sixième principe
: la lutte contre insectes et maladies n'est jamais préventive. Le traitement curatif doit intervenir dès apparition du fléau et être interrompu aussitôt le mal jugulé.

Manger bio, c'est avant tout manger des produits sains, variés et savoureux, issus de cultures sans engrais ni pesticide chimique de synthèse et sans OGM. Manger bio, c'est aussi respecter la nature, la saisonnalité des produits, les animaux et leurs conditions de vie.

serre




Sitemap

Nous avons aussi pensé à elle chez ACD 07/03/2019

Foire Agricole Artisanale & Commerciale d’ Hazebrouck 07/09/2017

Retrouver notre ACD et son revendeur spécialiste dans le Nord Matovert à la 72 ème Foire Agricole Artisanale & Commerciale d’ Hazebrouck du 8 au 10 septembre 17

ACD: serres de jardin – serres tunnel – mini serres – équiper une serre