rempotage

L'opération du rempotage: opération essentielle consistant à place rune plante déjà empotée, dans un autre contenant, généralement plus grand.



Généralement... car il arrive que le rempotage se fasse en plaçant le végétal dans un pot plus petit ; particularité rencontrée lors de la division par éclatement, pour une plante malade dont on a réduit le volume aérien et racinaire...

Pour croître, fleurir, les plantes d'intérieur puisent dans le substrat des réserves qui ne sont pas inépuisables (volume terreux réduit).

Dans l'absolu, elles pourraient vivre dans le même substrat presque indéfiniment lorsque l'ajout d'engrais adaptés se fait de façon régulière. Diversifier les marques et les formulations d'engrais tous les semestres permettra d'éviter les carences alimentaires. On pourrait même prétendre que le rempotage a quelquefois un effet dérangeant. Cependant les plantes doivent être rempotées au fur et à mesure de leur croissance, jusqu'à leur pleine maturité.

Pourquoi rempote-t-on?



L'épuisement du substrat par la disparition des sels minéraux et autres substances nécessaires ainsi que l'effet de lessivage lié aux arrosages successifs en sont la raison. Sans oublier que la structure du support terreux se dégrade. Pendant leur croissance, les plantes développent leur système racinaire finissant par former un « chignon » entourant la motte : fragilisation des racines, étouffement de la plante, épuisement et diminution, voire disparition du substrat. Le rempotage pallie à tous ces paramètres négatifs.

Beaucoup de spécialistes préfèrent invoquer la taille du pot : devenu trop petit, il rend la plante instable. Il y a un déséquilibre entre le développement de la plante et le diamètre du pot ; ce qui provoque une déstabilisation et le moindre mouvement risque le renversement sur le côté.

Quand rempote-t-on?



Le rempotage est absolument nécessaire lorsque les racines sont trop à l'étroit et ne peuvent plus se développer. En saisissant la plante par la base de la tige, la retourner et retirer le pot. Si un 'chignon' apparaît, l'opération est à effectuer.

La plante peut aussi être un indicateur : feuilles pâlies au niveau des nervures, feuilles plus petites, croissance fortement ralentie...

L'observation de la surface du substrat : grisâtre, rétracté de la paroi du contenant, apparition en surface d'une mousse...

Idéalement, réaliser le rempotage à l'annonce du printemps (fin février à fin mars) lorsque les radicelles ont envahi la périphérie du pot, lorsque les végétaux sortent du repos hivernal ou la fin de l'été (début de l'automne) lorsque la croissance est forte (les plantes peuvent avoir besoin de ressources pour affronter l'hiver). Eviter cette dernière époque si les plantes ont réellement besoin d'un arrêt végétatif complet en hiver (le nouveau substrat risque de stimuler la croissance, de par la présence d'agents fertilisants).

Pour celles achetées chez le fleuriste, en jardinerie, en pépinière, il est préférable de ne pas attendre nécessairement le printemps ou la fin de l'été pour rempoter. Ces plantes sont élevées en serre, alimentées en permanence en engrais et sont dans un substrat léger, à base de tourbe qui facilite l'enracinement mais qui s'épuise très vite.

Habituellement, un jeune plant doit être rempoté plus fréquemment qu'un vieux, tous les ans ou tous les deux ans, voire trois pour les plantes croissant lentement.

Quel pot choisir?



Inutile de penser que le choix d'un pot beaucoup plus grand soit une bonne solution. Au contraire...

La quantité de racines est dans l'impossibilité d'absorber tout l'apport en eau (asphyxie et risque de pourriture en cas d'excès d'arrosage).

Opter pour un diamètre présentant 2 cm de plus (passer d'un pot de 10 cm à un pot de 12 cm) pour les plantes dans des pots de 15 cm et moins, et de 4 cm pour les autres (passer d'un pot de 18 cm à un pot de 22 cm).

Un pot relativement lourd ou offrant une excellente base assure la stabilité du végétal rempoté. Il sera en proportion avec la hauteur et le développement du végétal.

Pot en terre cuite ou pot en plastique?



On est très loin des discussions qui présentaient les avantages de l'un et les inconvénients de l'autre.

Le pot en terre cuite est plus cher, plus lourd, mais peut-être plus esthétique (en fonction des intérieurs). La terre cuite respire (sauf lorsqu'elle est vernie).

Petites précautions : pour les nouveaux pots non vernissés, les tremper dans l'eau jusqu'à ne plus apercevoir des bulles d'air, pour qu'ils s'imbibent correctement et n'utilisent pas l'eau d'arrosage et du substrat, au détriment du système racinaire. Pour des pots plus anciens réutilisés, ils peuvent contenir des germes et maladies dans leurs pores. Diluer un produit désinfectant dans l'eau de nettoyage, frotter l'intérieur et l'extérieur avec une brosse. Enlever les mousses, les saletés et les dépôts indésirables. Rincer abondamment à l'eau claire.

Le pot en plastique présente divers coloris, des formes cylindriques, rectangulaires, carrées, est moins fragile... En n'oubliant pas les bacs munis d'une réserve d'eau.
Au niveau du recyclage, le plastique est plus écologique que la terre cuite. Il peut être fondu et remodelé, le pot de terre cuite ne peut être qu'éliminé en décharge inerte.

Le substrat : oui... Mais lequel?



Les plantes en pot ont une quantité limitée de substrat dans un volume restreint : un 'terreau' de très bonne qualité, offre toutes les garanties. Il n'est pas seulement qu'un réservoir de nourriture, sa structure influence également les échanges gazeux (l'air) et liquides (l'eau).

Le commerce propose un panel de mélanges à large spectre d'action et classés comme 'universel', soit sont, par contre, de nature très spécifique : type de constituants et leur proportions, présence ou non de fertilisants (quantités, types, actions).

Le bon conseil est d'utiliser un mélange prêt à l'emploi pour le genre à rempoter (substrat pour orchidacées, pour cactacées, pour bonsaï). Le résultat ne pourra être que meilleur, même si le prix en est généralement supérieur. Mais, bien sûr, ne boudons pas les compétences des amateurs passionnés qui aiment préparer leurs 'mélanges maison '.

Etapes pour un bon rempotage.



C'est une opération salissante. Prévoir des protections.
- Arroser quelques heures avant de pratiquer le rempotage.
- Préparation du nouveau contenant (voir ci-dessus). Installer un drainage sur le(s) trous d'évacuation (dans le fond du pot) constitué de gravier, argile expansée... Bloquer celui-ci en répartissant une couche de fond du substrat de rempotage.
- Dépoter : pour les petits et moyens pots, une main à plat sur le dessus du pot, la tige entre les doigts, retourner et sortir la plante. Il peut arriver de devoir tapoter, casser ou découper le pot (en plastique).
- S'il existe un 'chignon', il s'agit de le dénouer délicatement. Ne supprimer des racines que si l'acte est nécessaire (racines blessées, spiralées, abîmées, malades).
- Déposer la plante dans le pot en la centrant (sauf pour certaines orchidacées sympodiales), remplir le pourtour entre le pot et la motte, tasser délicatement pour éviter les poches d'air et permettre la fixation de la plante.
- Laisser un léger rebord pour recevoir l'eau d'arrosage.
- Arroser soigneusement en évitant de remuer le substrat ou d'occasionner des orifices en surface.

Attention : ne pas utiliser d'engrais avant 4 à 6 semaines, le nouveau terreau suffit dans l'immédiat.

Rempotage dans bacs à réserve d'eau.



- Placer une couche de 1 à 3 cm du substrat de rempotage sur la grille de la réserve en fonction de la taille du bac.
- Déposer la plante dans le bac et remplit le volume.
- Tasser délicatement afin d'empêcher les poches d'air.
- Arroser par le dessus pendant 3 à 4 jours, avant de remplir la réserve.

Attention : entre deux remplissages de la réserve, la plante doit utiliser l'eau présente dans le substrat.

Pour les plantes adultes ou dans de gros contenants



Il est temps où le rempotage n'est plus jugé nécessaire ou possible à réaliser. Le diamètre du pot constitue un volume suffisant pour le développement final de la plante ou le végétal est devenu tellement lourd ou envahissant qu'il est quasi impossible de rempoter.
Il existe une technique efficace : le surfaçage.
Cette opération consiste à ôter un maximum de terre en surface et la remplacer par un substrat neuf. Arroser copieusement et répéter l'opération chaque année. Continuer, pendant la bonne saison, les apports d'eau et d'engrais.

serre




Sitemap

Foire Agricole Artisanale & Commerciale d’ Hazebrouck 07/09/2017

Retrouver notre ACD et son revendeur spécialiste dans le Nord Matovert à la 72 ème Foire Agricole Artisanale & Commerciale d’ Hazebrouck du 8 au 10 septembre 17

Salon Inter Alpin Architecture Aménagement (SIAA) à Mégève 19/06/2017

Un vent nouveau souffle sur l’Art de Vivre en Montagne

ACD: serres de jardin – serres tunnel – mini serres – équiper une serre