jardin potager

Comment améliorer la productivité d'un jardin potager?



Depuis quelques années, les potagers bénéficient d'un regain d'intérêt qui fait suite à plusieurs décennies où les jardins d'ornement avaient eu la priorité. On peut trouver à cette tendance plusieurs motivations : d'ordre économique dans certains cas, mais surtout le souci de procurer à la famille une diversité de produits et des aliments sains, dont l'origine et les méthodes de production sont connues.
La productivité d'un jardin légumier peut en effet se traduire à la fois par des données quantitatives, à savoir le volume total de légumes obtenu chaque année sur une surface définie, mais aussi par des aspects qualitatifs comme la diversité des produits et leur qualité intrinsèque ou leur valeur alimentaire.
Quelle que soit la surface de son potager, il est intéressant d'optimaliser sa production. Cela consistera à agir à différents niveaux :
• sur les facteurs du milieu : le sol et le (micro)climat,
• sur les calendriers culturaux, que l'on élargira en recourant à des techniques plus ou moins sophistiquées de protection des cultures,
• sur le matériel végétal, par le choix d'un plus grande diversité d'espèce, et des meilleurs cultivars,
• et finalement sur les pratiques culturales.

1. Le facteur sol



Il va de soi que la qualité du sol est le facteur essentiel de réussite de toute culture et que ses caractéristiques physiques, chimiques et biologiques doivent être optimalisées. Il existe en pratique une grande diversité de situations qui demandent donc d'agir de différentes manières.

1.1. En ce qui concerne les propriétés physique du sol



• La texture exprime sa composition en éléments de différentes dimensions : sable-limon-argile, avec toutes les situations intermédiaires imaginables.
• La structure exprime l'arrangement des particules : grumeleuse ou compacte.
• La porosité du profil exprime le pourcentage du volume total de pores, qui pourront être occupés par de l'air o de l'eau, et qui permettent une bonne activité des racines.

L'idéal est d'avoir une texture de type « limon léger » avec une structure grumeleuse dont les pores sont occupés à la fois par de l'air et par de l'eau. En pratique, une texture trop lourde sera améliorée par des apports de sable de rivière, et une structure trop compacte par des apports d'humus.

Il faut toujours éviter de piétiner la terre, surtout si elle est humide ; on utilisera une planche qui répartira la pression des pieds ou de la roue de la brouette. Dans tous les cas, des apports réguliers de quantités modérées d'amendements sont préférables à des apports massifs qui perturbent davantage les paramètres chimiques et biologiques du sol.

1.2. En ce qui concerne les propriétés chimiques du sol.



La composition exacte en éléments minéraux, en matière organique et le pH du sol ne peuvent être connus que par une analyse effectuée par un laboratoire spécialisé, sur des échantillons représentatifs. L'analyse indiquera aussi dans quelle mesure les éléments minéraux présents sont disponibles pour les plantes. Il existe un laboratoire officiel d'analyses dans chaque province, à contacter avant le prélèvement des échantillons. Le bulletin donnera aussi de nombreux conseils utiles tels que : pH à corriger ou non, niveau général de fertilité du sol, taux d'humus à améliorer ou non, fumure à apporter aux cultures prévues...
Les quelques Euros dépensés pour cette analyse peuvent être rapidement récupérés par les économies d'engrais, et on évitera ainsi des apports inopportuns ou nuisibles d'éléments minéraux déjà présents en suffisance.

1.3. En ce qui concerne l'activité biologique dans le sol



Des apports réguliers de matière organique favorisent l'activité des nombreux organismes vivants qui colonisent le sol. Selon les circonstances, on peut recourir soit à un engrais vert qui occupera la parcelle après une culture, soit à un épandage de matière organique brute ou de préférence compostée.

1.4. Le travail du sol



Les caractéristiques du sol sont également influencées par la façon de le travailler, et à l'inverse la façon de préparer un sol dépend de ses caractéristiques. L'efficacité des labours profonds pratiqués traditionnellement est actuellement mise en doute par certains. C'est peut-être moins vrai pour des sols à améliorer et pour des cultures à enracinement profond.
Rappelons que l'homogénéité du profil favorise la circulation de l'eau, aussi bien vers le bas en cas d'excès (=drainage) que vers le haut ( =remontée capillaires) ou encore latéralement ; dans tous les cas, l'épaisseur de la couche arable est un atout ; elle est même indispensable pour les divers légumes - racines.

2. Le microclimat



L'exposition de la parcelle influence l'ensoleillement reçu par les cultures, ainsi que la température de l'air et du sol. Il faut éviter dans la mesure du possible les ombres portées générées par des arbres, arbustes, haies, ... en contrôlant leur développement. Ce point est souvent à l'origine de litiges de voisinage. L'implantation du potager doit aussi tenir compte des ombres générées par diverses constructions. Dans tous les cas : la lumière est la source de l'énergie nécessaire à la vie des plantes !
Outre ses effets mécaniques, le vent influence l'hygrométrie de l'air et sa température ; on assurera aux plantes une activité optimale en créant autour d'elles une ambiance suffisamment humide, chaude, avec un bon éclairement. Ainsi les cycles culturaux seront quelque peu raccourcis.

3. Les calendriers culturaux



Par une succession de cultures productives, on cherchera à occuper le sol le plus longtemps possible sur l'année en adoptant les stratégies suivantes :
1. Protection contre le froid de la première culture, ce qui permet une mise en place plus précoce ;
2. Protection contre le froid de la dernière culture, de la saison, ce qui permet de prolonger celle-ci au-delà de premières gelées d'octobre - novembre ;
3. Elevage des plantes en pépinière, ce qui permet de raccourcir la durée d'occupation du sol par une culture ;
4. Choix d'espèces et de cultivars qui supportent le froid ;
5. Pratique de cultures dérobées et de cultures intercalaires.
Comme on le voit, le froid est ici le principal facteur limitant d'une utilisation du sol au maximum. En raison de la grande variabilité des dates et de l'intensité des premières et des dernières gelées, il est difficile de donner des calendriers précis et de garantir une réussite : il existe toujours un risque de dégâts. De même pour les cultures laissées en place pendant l'hiver, la tolérance des plantes dépendra de la température minimum absolue et aussi des circonstances : par exemple une phase de gel après une longue période de temps doux, un gel avec ou sans neige couvrant le sol, des séries de gels nocturnes succédant à des journées ensoleillées avec dégel, des vents de Nord-est qui accentuent la sensation de froid, etc.
Le jardinier amateur doit donc accepter de prendre des risques tout en mettant le maximum d'atouts dans son jeu : l'emploi d'un voile de forçage en polypropylène ou d'un plastique perforé, en début ou en fin de saison, permet de répondre aux stratégies n° 1 et 2.

Une serre permet encore davantage de déplacer dans le temps certains calendriers de culture : pour les différents légumes qui supportent un repiquage (sont notamment exclus les légumes-racines) un élevage en pépinière suivi d'une mise en place de plants déjà bien développés permet de raccourcir la durée d'occupation du terrain. Plus la motte d'élevage sera volumineuse, plus longue pourra être la durée d'élevage en pépinière. Ainsi, en utilisant des mottes cubiques de 5 cm de côté au lieu de mottes de 4 cm, on peut prolonger la base d'élevage puisque le volume de la motte est double : 125 cc au lieu de 64 cc. Dans le même ordre d'idées, la culture des oignons à partir de petits bulbes (=Oignons de Mulhouse, de Stuttgart, de Zwijndrecht, de Rijnsburg...) est un cas particulièrement intéressant : la plantation intervient fin février ou début mars et la récolte se pratique fin juin ou début juillet, nettement plus tôt que celle des oignons semés. Pendant la seconde moitié de l'année, la parcelle pourra être occupée par exemple par une culture de carottes demi-longues, de radis d'hiver, de navets, de haricots nains, etc.
Dans la culture des oignons semés, la phase de germination et le début de la croissance sont particulièrement délicats et dépendent étroitement des conditions climatiques. Les petits bulbes plantés n'ont pas ce problème : leur végétation est rapide et ils colonisent rapidement le terrain. On leur reproche parfois une moins bonne conservation ; nous ne l'avons jamais constaté en pratique.
Parmi le (très) vaste assortiment de légumes, il existe des espèces plus rustiques que d'autres, et qui supporteront un « coup de froid », que ce soit en début ou en fin de culture. De même, au sein d'une espèce, certains cultivars anciens ou récents peuvent présenter une résistance au froid : c'est par exemple le cas des poireaux d'hiver, des laitues d'hiver ou de certains choux-fleurs. Une culture intercalaire est une culture généralement de courte durée, mise en place en même temps que la culture principale, mais qui sera récoltée plus tôt et qui laissera de l'espace libre permettant à la culture principale de se développer. C'est par exemple le cas d'un semis de radis de tous les mois réalisé entre des rangs de carottes, ou de laitues plantées entre des plants de tomates ou de choux-fleurs hâtifs. Cette technique est largement utilisée dans le système dit de « culture associées ».
D'autres cultures intercalaires peuvent être pratiquées dans une parcelle de légumes vivaces pendant la phase d'installation : par exemple la première et la deuxième année d'une culture d'asperges ou la première année d'une culture d'artichauts.

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