Carnivores

Les plantes carnivores

Nous savons que la nature offre une extraordinaire diversité qui, observée de plus près, ne peut que nous éblouir et nous fasciner. Nous savons aussi que la nature a ses règles, ses lois. L'une de celles-ci est l'obligation pour l'être vivant de se nourrir. Pour nous nourrir, nous vivons tous aux dépens des autres espères: c'est la chaîne alimentaire.

Dans une chaîne alimentaire, on distingue généralement trios protagonistes:

• les producteurs: ce sont les végétaux capables de produire, par la photosynthèse (végétaux chlorophylliens), de la matière organique à partir du dioxyde de carbone, de l'eau et de la lumière (organismes autotrophes).


• les consommateurs: ce sont les animaux mangeant les végétaux ou d'autres animaux :

- les herbivores (qui mangent des végétaux) nommés carnivores de premier ordre ou consommateurs primaires,
- les carnivores purs nommés carnivores de deuxième ordre ou consommateurs secondaires qui eux, consomment des carnivores de premier ordre et éventuellement des herbivores,
- les carnivores secondaires appelés également consommateurs tertiaires qui se nourrissent des carnivores primaires.



• les décomposeurs: ce sont les bactéries, les vers de terre (lombric), les champignons, les moisissures qui détruisent la matière organique et végétale et produisent de la matière organique utilisée par les végétaux.

La chaîne alimentaire permet de constater aisément que le végétal constitue la base de la nourriture pour l'animal (y compris l'Homme). Et pourtant, un groupe de plantes inverse le déroulement normal de la chaîne: ce sont des plantes qui se nourrissent d'animaux. On les appelle usuellement plantes carnivores.

On désigne planten carnivore le végétal capable de capturer des proies et de les assimiler en tout ou en partie, afin de subvenir (partiellement) à ses propres besoins. Il existerait entre 450 et 600 espèces (suivant les auteurs) de plantes carnivores connues à ce jour. Ces plantes ont dû adopter une technique alimentaire particulière car leurs conditions écologiques exigeaient une adaptation indispensable.

Les plantes carnivores ont des points communs:

• vivent dans des milieux humides ou aquatiques, ancrées dans des sols, de la tourbe ou des eaux naturellement pauvres en substances azotées,
• sont fréquemment héliophiles (aiment l'exposition ensoleillée),
• craignent généralement la compétition avec d'autres espèces végétales,
• ont une multiplication végétative habituellement très développé,
• sont principalement calcifuges,
• ont un système racinaire souvent faiblement développé,
• sont tolérantes ou adaptées à l'existence d'incendie au niveau du sol.



Il serait possible de qualifier les plantes carnivores de plantes insectivores ou plantes entomophages.
En effet, il est rare qu'un animal de plus grande taille (un rongeur - un batracien) soit capturé.
Précisons que certaines plantes carnivores mangent rarement des insectes (les espèces aquatiques telles que Aldrovanda vesiculosa, Utricularia gibba...). Certaines plantes terrestres, qui ont des pièges situés sous terre (Utricularia, Genlisea), n'attrapent généralement pas d'insectes non plus. Elles se nourrissent d'autres organismes. Ajoutons que des arachnides, des mollusques (limaces) peuvent aussi se faire piéger.

Les plantes carnivores doivent pêtre capable:

• d'attirer les proies,
• de les retenir,
• de les tuer,
• de les digérer,
• d'assimiler des substances utiles.




Les différentes types:

Les pièges actifs

Pièges les plus connus qui ont la particularité d'être très attractifs.
Ils sont capable de mouvements rapides et se présentent sous la forme d'une mâchoire ou à succion.

- les pièges à mâchoire
Ces plantes communément nommées Attrape-mouches.
Les espèces Dionaea et Aldrovanda ont des pièges à deux lobes qui se ferment grâce à un axe. La bordure extérieure des lobes est équipée de dents (entre 15 et 20 chez les Dionaea) qui s'allient lors de la fermeture. Ce processus s'opère dès que la proie entre en contact avec des cils excitables. Pour que le piège fonctionne, il faut que l'insecte touche au moins 2 cils différents, soit deux fois le même cil. Ce qui permet à la plante de ne pas réagir lors d'une fausse alerte.

La fermeture du piège peut se faire en 1/30ème de seconde chez Dionaea, et entre 1/500ème et 1/1000ème de seconde chez Aldrovanda.

Chez la dionée, les lobes sont légèrement concaves. Elles se resserrent et la proie est digérée grâce à des glandes situées sur leur face interne.



- les pièges à succion
Seules les espèces du genre aquatique Utricularia sont munies de tels pièges. Ce sont des petites poches, appelées utricules, plus ou moins transparentes, qui présentent à une extrémité un orifice entouré de poils ramifiés, dont certains commandent le déclenchement du piège lorsqu'une proie les frôlent. L'utricule s'enfle alors très brutalement (1/500ème), aspirant à la fois l'eau et la proie. Puis, elle reprend lentement sa forme initiale en ½ h, en libérant l'eau aspirée, tandis que la proie n'a plus aucune chance de s'échapper.

Les pièges semi-actifs

Pièges à tentacules qui agissent en engluant l'insecte, puis 'bougent' pour garantir la capture. On rencontre ce type de piège chez deux genres : Drosera et Pinguicula.
Chez les Drosera, les feuilles les fléchissent dans la zone où se produit la capture afin d'emprisonner la proie de tentacules. Ceux-là se courbent alors vers la victime et la dirigent vers les glandes digestives, situées au centre de la feuille. L'ensemble du processus peut durer d'une minute à plusieurs heures. Il faut ensuite de une à deux semaines aux tentacules pour reprendre leur forme initiale.
Chez les Pinguicula, les feuilles peuvent, selon les espèces, se plier légèrement ou s'enrouler pour maintenir la proie. Les tentacules, plus petits et plus nombreux que chez les Drosera, sont totalement dépourvus de mouvement.

Les pièges passifs

Il existe 3 types de pièges passifs: les cornets tubulaires, les tentacules et les urnes.

- Les cornets tubulaires
Les Sarracenia, les Darling-tonia et les Heliamphora ont des pièges formés de feuilles modifiées en cornets tubulaires. Les insectes sont attirés par des glandes à nectar. Ils pénètrent par l'ouverture située au sommet du piège. La paroi interne du piège est visqueuse ou garnie de poils orientés vers le bas, empêchant la remontée. Les proies se noient dans le liquide digestif.



- Les tentacules
Les Biblis et les Drosophyllum ont des pièges similaires à ceux des Drosera (feuilles munies de poils glanduleux, garnies de mucilage) mais les feuilles et les poils sont immobiles.

- Les urnes
Les Nepenthes et les Cephalotus ont des feuilles terminées par une urne, ou ascidie (sorte de cornet surmonté d'un couvercle appelé opercule). Les proies sont attirées par des glandes à nectar. Elles pénètrent dans le piège et glissent sur les parois internes, qui sont surmontées d'un bourrelet infranchissable. Elles finissent par se noyer. Le couvercle n'est pas mobile.
L'opercule empêche (dans le milieu naturel) l'eau de pluie de se déverser dans le cornet afin de ne pas diluer les substances permettant la digestion.

La digestion:
Sa durée varie en fonction de la plante : de 24 heures chez Grosophyllum à plusieurs jours après la capture chez Utricularia.

Généralement des glandes digestives secrétent des enzymes qui assurent la digestion.
Toutefois, les pièges en forme de cornet tubulaire (Heliamphora, Darlingtonia...) utilisent des bactéries présentes dans le liquide où la proie va se noyer. La décomposition progressive va fournir une solution nutritive au végétal. Les Nepenthes associent les enzymes et les bactéries pour digérer la victime.

Quelques conseils de structure:
- L'humidité
On peut éventuellement pulvériser les plantes avec une eau à la température ambiante, sauf pour les Droseras et les Pinguycula (cette pulvérisation détruit le mucilage des feuilles).



- L'eau
La qualité de l'eau est primordiale. Il convient d'arroser avec de l'eau de pluie, ou de l'eau déminéralisée. Attention toutefois aux eaux de pluie surtout dans les villes (pollution atmosphérique).
Respecter les besoins en eau de la plante, en lui réservant une période de repos moins humide, voire carrément sèche. Laisser le fond des pots dans 1 ou 2 cm d'eau pendant la période de croissance et de laisser sécher légèrement pendant la période de repos.

- Les engrais
La règle est : ne JAMAIS fertiliser! Cependant, cela peut être nuancé. Pour des plantes qui n'attrapent quasiment jamais d'insecte, pulvériser le feuillage une solution d'engrais pour orchidacées, diluée à la valeur 1/20 à 1/25.
Les Nepenthes acceptent les engrais de mars à octobre, tous les 10/15 jours, en optant pour un engrais spécial orchidacées.

- Les substrats
Quelques exemples :
• Cephalotus : à base de sphaigne, tourbe fibreuse à très fibreuse et du sable.
• Darlingtonia : tourbe blonde pure.
• Dionaea : tourbe blonde, sphaigne et sable.
• Drosera : tourbe blonde, vermiculite et sable ;
• Heliamphora : sphaigne, tourbe fibreuse et vermiculite.
• Nepenthes : 40% de tourbe blonde, 40% de perlite et 20% de vermiculite ou de polystyrène expansé.
• Pinguicula : 70% de vermiculite et 30% de tourbe brune pas trop broyée
• Sarracenia : 50% de tourbe blonde, 25% de vermiculite et 25% de polystyrène expansé.

- Les ennemis
Pucerons, cochenilles, oïdium, botrytis... sont des parasites fréquemment rencontrés.
Attention, certaines plantes carnivores réagissent à l'utilisation de certains insecticides (phytotoxicité).

Dernière précision

Si le phénomène de capture reste l'élément intéressant de ce groupe, il ne faut pas omettre la beauté des fleurs pouvant apparaître, comme chez les Drosera et Pinguicula.

serre




Sitemap

Nous avons aussi pensé à elle chez ACD 07/03/2019

Foire Agricole Artisanale & Commerciale d’ Hazebrouck 07/09/2017

Retrouver notre ACD et son revendeur spécialiste dans le Nord Matovert à la 72 ème Foire Agricole Artisanale & Commerciale d’ Hazebrouck du 8 au 10 septembre 17

ACD: serres de jardin – serres tunnel – mini serres – équiper une serre