jardin ouvrier

Que retrouve-t-on au niveau d'un jardin ouvrier?



Les jardins ouvriers: un peu d'histoire



Les jardins ouvriers firent officiellement leur toute grande apparition avec la Révolution industrielle, au 19e siècle, dans le tissu industriel du Nord de l'Europe.

Vers 1819, en Angleterre, apparaissent les premiers « champs des pauvres ».
Les allotments sont des terres accordées aux ouvriers dans le but d'améliorer les conditions de vie. L'équilibre social et une autosubsistance alimentaire en sont les deux principales cibles.

Vers 1830, naissent à Kiel (Allemagne) les « jardins des pauvres » (Armengärten).

Avec l'importante croissance de la classe ouvrière, le jardin est un remède à la misère du peuple. Appelé « champ des pauvres » ou « clos des pauvres », il apporte aux ouvriers un complément de ressources, mais aussi un loisir sain et est un élément de structuration de la famille (doctrine terrianiste). En effet, si la controverse se situe fréquemment au niveau de la surface réelle à octroyer aux ouvriers, l'intérêt de ces jardins n'a jamais été mis en cause. Le jardin ouvrier, cédé gratuitement ou loué, permettait de conserver le lien reliant l'ouvrier à son entreprise, donc à son patron. Il faut savoir qu'un des objectifs était aussi d'éloigner l'ouvrier des débits de boissons et d'amusement. Le concept rencontra un succès certain car il correspondait à des besoins sociaux élémentaires : famille subsistances, alimentation.

C'est en 1848 que les premières tentatives auront lieu dans les Ardennes françaises. La Confédération de Saint-Vincent de Paul alloue des jardins aux plus déshérités et préconise le prêt de terres aux travailleurs des faubourgs. Généralisation d'une ancienne coutume bretonne : « les clos du pauvre », consistant à mettre à disposition des chefs de famille nécessiteux une parcelle de terre, des outils et des graines.

En 1870, à Beauvais, se constituent les bureaux de bienfaisance.

En 1893, à Sedan, naissent les premiers jardins à l'initiative de « l'œuvre de Reconstruction de la Famille ».

Cette initiative rencontra un vif succès et fut développé en 1896 par un députémaire chrétien d'Hazebrouck (Hazebroek en flamand, litt. Marécage du lièvre, est une commune française, située dans le département du Nord (59) et la région Nord-Pas-de-Calais), l'abbé Jules Auguste Lemire (1853-1928) qui créa la « Ligue du coin de terre » et distribua à ses administrés des « jardins ouvriers ». Il invente ainsi le terme « jardin ouvrier ». Fervent défenseur de la famille, il milite pour l'épanouissement de la classe ouvrière : « La terre est le moyen, la famille est le but ».

Avec la création en 1896 de la Ligue du Coin de Terre et du Foyer, les jardins ouvriers connaissent un véritable essor. La popularité de la Ligue atteindra son apogée lors de la Première Guerre mondiale (1914-1918). Les jardins seront un remède efficace à la pénurie alimentaire.

La guerre a provoqué l'apparition d'autres types de jardins : jardins militaires, jardins d'hôpitaux, jardins pour réfugiés, jardins scolaires, jardins de patronage, jardins pour anciens combattants...

La crise économique des années 30 en favorise l'expansion.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), les jardins ouvriers connaissent un nouvel élan.

A souligner seulement le côté politique et idéologique pétainiste : les mérites des jardins du Maréchal avec le slogan « travail, famille, mérite »...

Après 1945, progressivement, le retour à une vie normale et les besoins alimentaires se font de moins en moins sentir. Les jardins connaissent un désintérêt certain.

L'urbanisation courante des années 60 marquera leur déclin avec un véritable regain d'intérêt dans les années 80.

Appelés après la guerre « jardins familiaux », les jardins ouvriers sont des parcelles de terrain mises à la disposition des habitants par les communes ou des associations avec en fond l'idée, la notion de loisir, de rencontre, de collaboration mais aussi, le plaisir de la culture, des récoltes... et sur le thème de la famille et des liens sociaux.

La situation au sein des jardins familiaux est conviviale et sympathique. Les familles se retrouvent sur les portions de terrains. Tous les jardiniers s'entraident et échangent leurs connaissances, leurs observations, les techniques, les semences, les graines et même les récoltes.

En 1996, on recensait, en France, un millier de groupes gérant 2.500ha de terres divisées en 100.000 parcelles.

Dans certains pays comme l'Autriche, la Hongrie et l'Italie, les jardins ouvriers connaissent un développement inquiétant :
De nouvelles lois permettent la construction de résidences permanentes. C'set ainsi qu'à Vienne, des résidences principales de 50 m² de surface et 5,50 mètres de hauteur maximum sont autorisées depuis 1992 (avant la surface constructible était limitée à 16m²).
Il est à constater que les potagers ont laissé la place aux pelouses, piscines et autres plaines de jeux.

Que retrouve-t-on au niveau d'un jardin ouvrier?



La parcelle comporte traditionnellement de petits arbres, des arbustes, des plantes rampantes (grimpantes), des fleurs, des arbres fruitiers et des légumes. Tous trouvent leur place. Il faut du temps, l'envie et surtout la motivation pour obtenir un résultat. La beauté du jardin ouvrier est obtenue par l'effort de son possesseur.

Aucun commerce n'est permis avec les produits cultivés. Ceux-ci sont destinés à la consommation familiale, donc à la subsistance.

Sans oublier que le jardin ouvrier doit être également un lieu de détente, de repos, de rencontre de convivialité, d'échanges...

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