Terre potager

Bien repartir: comment reprendre sa terre du potager après l'hiver?



Les démangeaisons dans les doigts des jardiniers les poussent à prendre le manche pour retrouver le plaisir du noble travail de la terre! Mais avant de reprendre la terre, comme on dit, il faut savoir s'interroger sur ce qu'il est bon ou utile de faire... Explications...

Le titre est un peu et volontairement je l'avoue, surprenant. Il sous-entend en effet que l'on a abandonné ou laissé la terre de côté avant les premiers froids, et que l'on s'apprête à la retrouver plusieurs mois plus tard... ce n'est pas forcément le cas de tous les jardiniers qui profitent de la saison « morte » pour s'occuper de la terre du jardin.

Avant et au cours de l'hiver, on l'a peut-être en effet amendée, puis paillée avant les premiers gels. On l'a peut-être même ameublie... autant de bonnes initiatives puisqu'on ne devrait jamais abandonner vraiment sa terre ! Quoiqu'il en soit, à chaque cas de figure correspond une façon de redémarrer au printemps...

La terre du potager est paillée depuis l'automne


C'est l'idéal ! À l'automne, vous avez pris la précaution, dès qu'une parcelle s'est libérée, de la recouvrir de paillettes de chanvre, de feuilles mortes, de sacs de jutes, etc. Résultat : elle n'a pas été tassée par les précipitations, et est donc restée meuble et facile à travailler avec des outils légers pour recevoir semis et plantations. Mieux : elle ne présente aucunes « mauvaises herbes » !
Il est donc parfaitement inutile de chercher à l'ameublir, et encore moins de la retourner par bêchage ! Dès que vous voulez utiliser une planche pour y effectuer un semis ou une plantation, il vous suffit d'écarter le paillis avec un râteau, puis de passer simplement un coup de croc à fumier. Si vous semez en sillon, remettez le paillis en place, en laissant libres 5 à 8 cm au niveau du rang car il faut quand même laisser les plantules sortir de terre ! En revanche, si vous plantez des tomates par exemple, vous pouvez remettre le paillis en place jusqu'au pied du chaque plant.

Vous avez laissé la terre telle quelle tout l'hiver


Rassurez-vous : c'est le cas le plus fréquent. Très peu d'entre nous abusons du paillis protecteur et si bénéfique. Bref, après les dernières récoltes, la terre est restée en l'état...

Si votre terre est lourde et argileuse vous avez fait une erreur. Il aurait été sage de « l'ouvrier », autrement dit de la travailler en profondeur avant l'hiver, afin que l'eau et les précipitations puissent s'infiltrer en profondeur au lieu de rester en surface.
Autrefois, on ajoutait qu'ainsi le gel pénétrait en profondeur, et qu'il contribuait à faire éclater les grosses mottes. Cela aurait pu être vérifié cette année puisque nous avons eu la chance de vivre un véritable hiver...
Autant le dire de suite: aujourd'hui, si vous reprenez la terre alors qu'elle est trop imbibée d'eau, elle va coller aux bottes et aux outils, et vous n'allez rien obtenir de bon. A l'inverse, si vous attendez trop longtemps, elle va sécher et former une croûte dure que vous n'arriverez pas à briser ! je sais, ce n'est pas simple, mais il faut la veiller quotidiennement, faire un essai, et la travailler juste au moment où elle ne colle presque plus aux outils. C'est une période assez courte, de l'ordre de deux à trois jours.
A défaut de motobineuse, utilisez une fourche à bêcher ou bien une Grelinette (ou un outil assimilé), mais surtout pas une bêche plate. L'objectif étant de réduire la surface de métal en contact avec la terre, pour diminuer l'effort à fournir. Dans les deux cas, enfoncez le fer de l'outil le plus profondément possible. La Grelinette permet, entre autre, de travailler plus vite qu'avec une fourche, mais cette dernière est indispensable si la terre est couverte de végétation qu'il faut enfouir... Travaillez ainsi l'ensemble du potager.
Ensuite, vous devrez reprendre chaque planche une par une, en fonction des nécessités. Le soleil et le vent devraient en quelques jours « griller » la surface du sol qui a été travaillée, c'est-à-dire sécher les premiers centimètres. Ainsi, juste avant d'effectuer un semis ou une mise en place de plants, passez simplement le croc à fumier en retenant bien l'outil pour qu'il ne s'enfonce pas trop, de manière à niveler et affiner la terre sur 3 à 5 cm maximum.
Evitez à tout prix la motobineuse qui pulvériserait la terre et lui redonnerait l'aspect qu'elle avait au sortir de l'hiver...


Si votre terre est sablonneuse vous avez bien fait de la laisser ainsi avant l'hiver, car elle aurait repris son état initial d'ici le printemps, et il vous faudrait dans tous les cas la « reprendre » maintenant...
Ce type de terre ressuie bien après une pluie, c'est-à-dire que l'eau s'infiltre en profondeur, et son travail est donc facilité par une faible adhérence aux outils. Vous pouvez la reprendre quand vous voulez.
Si elle est couverte d'herbe, la bêche plate est l'outil de la situation car elle permet de travailler le sol tout en enfouissant cette matière organique. Avec la fourche à bêcher, le travail serait plus difficile car la terre aurait tendance à se répandre à travers les dents de l'outil... si la terre est nue ou presque, il est inutile de se fatiguer à bêcher.
Un passage de Grelinette, ou même bien souvent un énergique coup de croc à fumier, suffit à ameublir suffisamment la terre pour la rendre favorable à la levée d'un semis.
Avec une telle terre, on travaille chaque planche au fur et à mesure des besoins, juste avant un ensemencement ou des plantations.

terre serre
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