Le potager

Dans son potager, faire pousser quelques tomates ou salades est un passe-temps valorisant de plus en plus apprécié, qui donne un petit goût différent au quotidien



Rien de plus simple!

Planter ses fleurs et les regarder pousser, c'est bien. Mais la nouvelle tendance, c'est de cultiver ses propres légumes et fruits. Vous êtes citadin, vous ne disposez que d'un petit lopin de terre ou même uniquement d'un balcon? Cela ne vous empêche aucunement de créer votre mini-potager... et de profiter de ses nombreux avantages:
- bien manger,
- être son propre 'producteur',
- chouchouter son corps et la planète,
- faire soi-même,
- embellir son intérieur et son extérieur,
- revenir aux sources de la nature,
- ...
Cependant, plus que le 'manger sain' ou le gain d'argent, c'est la notion de plaisir qui compte avant tout dans le potager de ville: inviter par exemple ses amis à l'apéritif et leur servir ses propres tomates-cerises ou ses radis. Sans oublier la convivialité créée autour du légume, quelle que soit la dimonsion du potager... Le mouvement montant des jardins de partage en centre-ville est révélateur, et le potager devient presque un prétexte pour se retrouver. C'est même plus profond que ça: dans une société à la recherche de ses racines, le potager fait partie des valeurs qui reviennent au travers du végétal. Auprès des enfants, le mini-potager a également un rôle pédagogique et ludique, avec un atout de rassemblement entre les générations.

Petite terrasse, minuscule balcon, et alors?


Pas besoin d'un potager 'de compétition' pour faire pousser quelques légumes faciles... Un à deux mètres carrés suffisent, voire même une jardinière de 50 cm de long ou un grand pot de 20 cm de diamètre, pour y piquer des salades à couper ou des radis. Persil, ciboulette... les condiments sont aussi déjà dans l'esprit du potager. Dans un pot de 30 cm de diamètre, plantez des blettes, des courgettes ou des tomates. Concombres et piments dans des pots de 40 cm de diamètre et 40 cm de profondeur environ. Dans les jardinières de 80 cm de long par exemple, vous pouvez installer environ six à huit salades, ou quatre pieds de tomates-cerises, ou encore, en suspension, des fraisiers grimpants, effet gain de place. D'ailleurs, la surface nécessaire n'est pas la plus importante; pour un balcon, renseignez-vous avant tout sur sa portance, auprès de votre copropriété qui possède les plans des architectes. En moyenne, ele est de 350 kg au m².

Savez-vous planter des... ?



Les légumes poussent toujours mieux dehors et leur exposition doit être ensoleillée de quatre à six heures par jour. Pas obligatoirement plein sud cependant, ce qui demanderait un arrosage trop régulier; plutôt sud-est ou sud-ouett... A part pour les tomates et les courgettes ou encore les herbes aromatiques (thym, romarin, origan...)
Sur les terrasses, le plus simple est évidemment l'installation en pot ou jardinière, avec un système d'arrosage goutte à goutte, qui nécessite un robinet d'extérieur; il existe d'ailleurs des kits spéciaux en jardinerie peu onéreux (voire aussi: kit goutte-à-goutte). Le terreau doit aussi bien restituer l'eau (comparez en magasin les différents taux de rétention indiqués sur les emballages),et ajoutez de l'engrais à libération lente car les légumes sont particulièrement gourmands. En pot, le drainage est essentiel: encore plus économiques que les billes d'argile, les coquilles de pistache peuvent être versées en épaisseur au fond du pot.

Légumes faciles pour débutants



Si vous avez un peu plus de surface qu'un balcon ou une terrasse, soit un petit jardin, la technique du potager au carré est une méthode facile pour le gérer dans un souci d'esthétisme: il définit des zones de culture en carrés et les rangées permettent d'organiser des rangs de légumes. Et comme dans un jardin de ville la terre n'est pas très riche, on le remplira d'un bon terreau, en suivant les mêmes conseils que pour les pots.
Fraises, framboises, groseilles (en pot individuel), radis, courgettes (très bonnes en pot), tomates au goût sans comparaison avec celui des tomates achetées, haricots verts, petits pois, ainsi que toutes les salades, mais aussi des herbes aromatiques comme du thym, du basilic, du cerfeuil ou du persil... Autant d'espèces faciles à cultiver, qui apportent une touche ludique à la cuisine. Pour les petites surfaces, les laitues à couper sont aussi idéales: on coupe et ça repousse. Plusieurs récoltes sont ainsi possibles pour un seul semis. En revanche, oubliez les carottes et la plupart des légumes cultivés pour leurs racines.
Pensez aussi aux agrumes (citronnier, oranger, kumquat attention à bien les recouvrir d'un voile d'hivernage aux saisons froides) et aux graines germées! C'est la grande nouveauté de la cuisine tendance, encouragée par la mouvance bio: on parle souvent d'elles comme d'un 'mini-potager de cuisine'. Voilà comment obtenir un résultat rapide, indispensable pour la satisfaction du débutant.
Soyez cependant très attentif, car les semences vont demander un peu plus d'entretien que si elles étaient en pleine terre. Une astuce pour le semis: les graines fines ne sont pas toujours faciles à disperser de façon régulière, mélangez-les à du marc de café sec pour bien les espacer.
Choisissez aussi un matériel adapté, qui reste cependant succinct (donc idéal pour les débutants):
- des pots et bacs en plastique pour éviter toute fissure due au gel
- une serre de balcon qui servira aussi pour faire ses semis au début du printemps (soit en mars),
- une petite griffe pour les cultures en pots,
- des tuteurs si besoin,
- une bêche et un râteau pour le jardin,
- un arrosoir bien sûr,
- une binette pour le désherbage, s'il nest pas plus simple de le faire à la main.

Bio? Quelle question!


Les spécialistes sont unanimes: il est inutile de traiter chimiquement un mini-potager. Le but n'est pas d'en faire commerce, et vous n'êtes donc pas soumis à un taux de rentabilité.
Alors quand ça rate, ce n'est pas grave. Le mini-potager sur balcon ou terrasse demande certes plus d'arrosage et d'engrais car il est privé des apports naturels de la pleine terre. C'est donc le moment de ruser: préférez les engrais bio à base d'algue par exemple, et favorisez le compost: il ameublit la terre souvent moins fertile hors-sol. Limitez l'arrosage grâce au paillage, par exemple avec des billes d'argile qui maintient l'humidité. Evitez aussi les insecticides en éloignant les pucerons avec des recettes de grans-mère: marc de café ou décoction de nicotine.
Enfin, sachez qu'en ville, la pollution ambiante diminue à partir du quatrième étage: c'est un 'plus' dans le potager bio. Un jardin citadin sera également plus à l'abri de la pollution de la rue s'il est placé derrière la maison.

Et grappiller quelques euro...


Le gain d'argent peut être une des motivations du mini-potager, quand on constate l'envolée du prix des légumes en grandes surfaces et sur les marchés. C'est particulièrement valable pour les radis ou le persil, mais il n'est pas rentable pour tout...
Car soyons clairs, on ne se nourrit pas avec un mini-potager! C'est avant tout le lien avec la nature que l'on cultive, ce lien est essentiel qui manque à (presque) tout citadin...

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