Culture sous châssis de jardin, avant culture sous serre
Culture sous couche / châssis
Avant de cultiver sous serre, on peut essayer une forme de cultivation sur une plus petite échelle.
La couche à semis ou le châssis de jardin, selon votre choix, est certainement le matériel de l'amateur indispensable pour permettre l'élevage de jeunes plantes, des semis précoces, etc.
La couche est constituée d'un encadrement de briques, de blocs, de béton ou de bois (planches ou madriers).
Le tout est ensuite recouvert de plastique ou de verre.
Dans les livres techniques, vous pourrez lire qu'il y a des couches froides, des tièdes ou sourdes et des chaudes; j'ajoute la couche mobile que vous trouverez plus loin.
En fonction des utilisations, nous choisirons l'une de celles-ci. Il faut savoir que cette couche ne constituera pas une parcelle de terrain perdue pendant une partie de l'année.
En effet, vous pourrez réaliser beaucoup de cultures :
au printemps, en couche chaude, les semis de fleurs et céleris, et les repiquages de jeunes plantes. En été, une culture de potiron, de courgettes en plein air ou de melon avec couverture de châssis. On pourra également y faire en août-septembre des semis ou plantations. Les châssis seront mis en place dès que les premières gelées seront annoncées. Les semis de plantes bisannuelles, les boutures herbacées d'arbustes et de conifères y trouveront également leur place. Cette liste ne constitue qu'une partie des utilisations de la couche que vous trouverez trop petite très rapidement si vous suivez toutes ces propositions.
En effet, beaucoup de cultures hâtées ou retardées pourraient être traitées dans les prochains mois.
REALISATION D’UNE COUCHE CHAUDE
La première des choses est d'enlever la bonne terre de la couche; elle sera stockée provisoirement dans un coin de jardin.
Ensuite, il suffit de creuser 50 cm plus bas que le niveau du sol. Cette terre du sous-sol ne sera pas toujours de bonne qualité. Si elle n'est de trop mauvaise qualité, on peut l'étendre sur le potager; elle rendra éventuellement de la consistance aux terres trop légères.
Lorsque cela est fait, il faut disposer de fumier frais ou de paille. Le fumier de cheval est le «meilleur» ou tout du moins le plus chaud. 11 est parfois préférable de l'associer avec du fumier bovin qui sera moins chaud et donnera de ce fait de la chaleur pendant plus longtemps. On peut également y ajouter des feuilles mortes; celles-ci se décomposent encore plus lente ment...
Un bon mélange de tous ces éléments devrait donner une couche chaude de bonne qualité, Plus on voudra qu'elle soit chaude, et plus il faudra augmenter la proportion de fumier de cheval ainsi que l'épaisseur des matières organiques.
Il est vrai que le fumier, dans certaines régions est rare. Aussi, il est possible de réaliser la couche avec de la paille qui devra être mouillée et à laquelle on aura ajoute du sulfate d'ammoniaque. L'apport d'azote favorisera l'activité des microorganismes qui sont indispensables pour obtenu-une bonne décomposition.
METHODE
- disposer les matières organiques en couches successives de 10 cm d'épaisseur et les tasser convenablement.
- lorsqu'on obtient la hauteur souhaitée, un arrosage enrichi de sulfate d'ammoniaque favorisera la fermentation. Une moyenne de 201 de solution au mètre carré est suffisante. La quantité d'eau distribuée est en proportion 1 avec la porosité du sol; s'il n'est pas drainé, il faudra arroser moins. Il ne faut pas noyer les matières organiques. Toutefois il faut une certaine humidité; sans eau pas de décomposition, donc pas de chaleur !
- recouvrir la couche et attendre quelques jours, rapidement la température va augmenter. A ce moment, on peut remettre la terre de couverture(15à20cm) maximum. La chaleur produite ne suffirait pas pour réchauffer une épaisseur plus importante. En fonction de la qualité des matières organiques, la température peut atteindre 50à 60°C. Lorsque la température sera stabilisée, on peut alors pratiquer les semis. Un semis prématuré risque d'être brûle parla trop forte chaleur. Veiller à disposer entre le verre et la terre 10 à 15 cm d'air. Trop de hauteur empêche la couche de se réchauffer facilement au printemps. L'ombre portée est moins grande, 1 éclairement des plantes est meilleur.
Pour plus de sécurité, on peut se procurer un thermo mètre que l'on enfonce en terre. On est de ce fait bien renseigné sur la température dans les matières organiques.
L'intérêt des couches ou coffres n'est plus à démontrer pour les jardiniers avertis. Mais les coffres mobiles sont encore plus fonctionnel s. En effet, à tout moment, quel que soit le coin du jardin, on peut amener une couche mobil e et couvrir une culture afin de la protéger des gelées tardives ou hâtives.
Elles vont également permettre de réaliser une rotation de pouvoir les planter assez tôt. Il est bien évident que l'amateur qui ne possède qu'une seule couche va, toutes les années, les semer au même endroit. Après un certain temps, des problèmes surviendront La maladie du charbon risque d'apparaître et seule la désinfection du sol et de longues rotations pourront y remédier. Dans le cas de couche mobile, la rotation est plus simple puisqu'on pourra changer l'emplacement de la couche toutes les années.
CULTURES QUE L'ON PEUT ENVISAGER
- Elevage des plantes du 15 mai : céleris, choux, etc.
Dès mars, culture de laitues pour récolter en mai. - Semis de carottes en février pour une récolte en juin.
- Semis en radis. Protection de chicorées endives et scaroles en fin de saison.
- Protection de mâche pour l'hiver afin de faciliter là récolte par temps de gel et de neige.
- Cultures tardives de 1 ai tues : plantation et semis en septembre.
- Semis tardif de cerfeuil et d'épinard.
- et bien d'autres...



