La scorsonère dans les serres de jardin

La scorsonère dans les serres de jardin

1. GENERALITES.
La scorsonère est souvent ap­pelée, à tort, salsifis. Il est vrai que ces deux plantes sont pro­ches botanique ment et appar­tiennent à la même famille. De plus, sa préparation culinaire est identique ù celle du salsifis et son goût n'en diffère guère, bien qu'elle soit plus tendre.
Le salsifis est bisannuel, ses feuilles sont fines et longues, tu racine est jaunâtre et les fleurs violettes. Tandis que la scorso­nère est vivace, ses feuilles sont plus larges, la racine est noire et les fleurs jaunes.
La scorsonère remplace main­tenant le salsifis en raison de ses avantages : elle peut rester en place deux ans de suite, elle est de meilleure rusticité et les rendements sont plus avanta­geux.
Elle serait originaire du Midi de l'Europe. On la retrouve à l'état sauvage en Europe méri­dionale et centrale, en Sibérie et au Caucase.
Le nom de ce légume vien­drait de l'italien "scorzone" qui signifie serpent venimeux noir.
La culture n'est véritablement connue qu'à partir du 17e siècle.
Celte plante vivace appartient à la famille des Astéracées (com­posées), au genre Scorzonera et à l'espèce hispanica. Son nom scientifique est donc Scorzonera hispanica.



La racine est charnue, cylindrique et de couleur noire, la chair intérieure étant blanche. Comme chez de nombreuses plantes de cette famille, elle contient une sève épaisse qui tache fortement. Il est donc opportun de se protéger les mains par des gants Iors de sa préparation.
La tige peut atteindre jusqu'à 1,2 m de haut, elle porte les fleurs regroupées en un capitule jaune citron. Les graines sont des akènes blanchâtres et lisses, pointues à une seule extrémité. On compte environ 90 graines au gramme dont la faculté germinative ne dépasse pas un an. La germination est capricieuse et demande de 10 à 15 jours.

2. VARIÉTÉS.
- Géante de Russie ; racines longues, lisses et bien noires. La plus courante.
- Duplex : amélioration de la géante Weslandia. Racine de très bonne qualité, rendement élevé.

3. EXIGENCES.
Bien qu'elle ne craint pas les gelées, on lui réservera les expositions chaudes.
Ses exigences édaphiques (sol) sont beaucoup plus importantes. Il faut un sol riche, frais et profondément ameubli. Pour obtenir des racines de bonne qualité, un travail du sol soigné est demandé : un labour très profond en automne suivi d'un émiettement superficiel au printemps. Les sols à éviter sont les sois trop argileux et caillouteux. Notre choix s'oriente vers les limons légers, humifères mais également vers des sols sablonneux et riches. Le pH doit être basique.
Les fumures organiques fraîches sont à proscrire. De toute façon, ce légume vient en second lieu dans la rotation classique.
Comme fumure minérale, on peut utiliser, à l'are, la formule suivante : 3 kg de nitrate d'ammoniaque. 6 kg de superphosphate et 5 kg de sulfate de potasse. La fraction azotée est distribuée en deux binages.



4. CULTURE.
La culture peut être envisagée soit en annuelle, soit en bisannuelle. Pour une récolte en octobre - novembre de la même année, le semis aura lieu dans les serres de jardin en avril en lignes distantes de 25 cm et à une profondeur de 3 cm environ. Les graines sont espacées tous les 2 cm dans la ligne.
Des semis de juillet-août suivi d'un hivernage en place permettent une récolte en octobre-novembre de l'année suivante. On obtient ainsi des racines plus volumineuses mais le terrain est occupé beaucoup plus longtemps (18 à 20 mois).

5. SOINS CULTURAUX.
Dès la levée, des binages sont assurés. On en profitera pour incorporer la fumure azotée. Lorsque les plantes ont deux feuilles, elles subissent un éclaircissage à 10 cm dans la ligne. Les hampes florales sont coupées dés leur apparition; ainsi, la racine continue à se développer et ne se creuse pas.

6. RÉCOLTE.
L'arrachage s'effectue d'octobre à mai suivant les besoins. Il est toutefois conseillé de tout récolter en novembre, avant les fortes gelées qui immobiliseraient vos récoltes sur le terrain.  Cet arrachage doit être soigneux car les racines sont longues et fragiles. On utilise une fourche à bêcher. Toute blessure de la racine provoquera la sécrétion d'un suc laiteux qui tache facilement. Ouvrir une tranchée de 50 cm de profondeur le long de la première ligne et faire basculer les racines dans cette tranchée. On basculera les autres lignes les unes après les autres. Pour récolter pendant les périodes de froid, il vous suffit de protéger votre culture par un paillage de feuilles ou de paille. Une mise en jauge peut être envisagée.
Pour la conservation en cave ou en silos, les feuilles sont coupées à 1 cm du collet et les racines sont réunies en bottes. Comme pour tous les autres légumes-racines, la stratification dans du sable du Rhin ou de la tourbe légèrement humide améliore la conservation hivernale. Les rendements peuvent atteindre 250 kg à l’are.

7. DEFENSE DES CULTURES
La culture est en général parasitée par la rouille blanche qui attaque les feuilles. Des pulvérisations fongicides, à partir de juillet, à base de cuivre ou de bénonyl donnent entière satisfaction. En répétant ces pulvérisations, vous éviterez d’autres maladies telles que le blanc par exemple. Contre les pucerons des racines, envisagez des arrosages insecticides au pied des plantes.

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