Quelques mots sur le potager biologique... (mini serre jardin)

Quelques mots sur le potager biologique... (mini serre jardin)

Le jardinage biologique a le vent en poupe mais nombre d'amateurs se posent encore de multiples questions au sujet de cette manière de travailler. Donc, il y aussi des alternatives pour votre serre. Ici vous trouvez quelques précisions de taille et permettre de mieux cer­ner la problématique de la culture biologique.

Quand on sait que les légumes verts ne sont gorgés de vitamines qu'à condition d'être consommés moins de deux heures après avoir été cueillis, on comprend mieux l'importance que peut pren­dre un potager familial. Mais avant de se lancer dans l'aventure.il faut être certain de pouvoir y consacrer un minimum de temps. Il faut également accepter de sacrifier une partie du jardin d'ornement au profit d'un jardin productif.

Les buts d'un potager biologique

On peut les résumer de la manière suivante :
- une production de lé­gumes de grande qualité, c'est-à-dire excellent d'un point de vue gustatif mais aussi sans résidus toxiques pour la santé ;
- une suppression d'un gas­pillage inadmissible de matières premières en prati­quant notamment le compostage ;
- une participation à la sau­vegarde de l'environnement en évitant autant que pos­sible d'utiliser des produits toxiques en rendant le pota­ger (et le reste du jardin) accueillant pour la faune et la flore indigènes.
-Tout est compliqué avant d'être simple». Voilà une phrase pleine de bon sens. On peut l'appliquer sans la moindre hésitation au jardi­nage biologique parce que ce dernier est plus difficile à mettre en pratique étant donné que tous les travaux doivent être envisagés en bonne harmonie avec la nature. Chaque geste doit être mûrement réfléchi afin de déterminer quel sera son impact sur l'environnement dans la totalité de ses com­posantes. Vous aurez com­pris que, pour la plupart d'entre nous, ce sera une remise en question com­plète de la façon de tra­vailler au jardin. Cependant, et au fil du temps, de nou­veaux mécanismes auront remplacé de mauvaises habitudes comme celle, et ce n'est qu'un exemple, de se précipiter sur un pul­vérisateur pour anéantir quelques pucerons et beau­coup de ...coccinelles. Ces habitudes sont d'autant plus mauvaises que peu de jardi­niers amateurs respectent les doses prescrites lors de l'utilisation d'un produit chi­mique.
On préfère souvent dou­bler la quantité pour être certain d'atteindre son but. Cette façon de faire est non seulement dangereuse pour la nature mais elle l'est aussi pour le jardinier lui-même.

Les bases du potager biologique



Sans risque de se four­voyer, on peut certifier que le potager biologique re­pose sur trois importantes bases : le travail du sol, la fer­tilisation et la rotation des cultures.
Passons en revue ces trois principes qui seront la source de la réussite.
Dans le travail du sol, le labour en profondeur est considéré par beaucoup comme étant indispensable. C'est une erreur. En effet, chacun sait qu'en profon­deur la terre présente une teinte nettement plus claire que dans la couche superfi­cielle. Ce phénomène est le résultat de la décomposition des matières organiques en humus et ce grâce, notam­ment, à l'action d'une multi­tude de micro-organismes. Ces derniers ne peuvent effectuer convenablement leur travail que dans des con­ditions favorables comme l'humidité de la terre et, bien évidemment, la présence de matériaux adéquats. Autre précision majeure : les micro­organismes en question sont aérobies ce qui signifie qu'ils ne peuvent vivre qu'en pré­sence d'oxygène et donc certainement pas dans les profondeurs du sol. Apres ces brèves mais utiles infor­mations, on aura compris qu'un labour profond ne peut être bon pour le sol puisqu’en travaillant de la sorte on ramène à la surface une terre quasiment stérile tandis qu'on enfouit l'hu­mus, source de vie. En conclusion on peut affirmer que pour garder la fertilité de la terre il ne faut la tra­vailler qu'en surface, c'est-à-dire jusqu'à un maximum de 20 centimètres de pro­fondeur. On profitera de ce travail pour incorporer du compost bien décomposé.

En jardinage biologique, la fertilisation a pour rôle de nourrir les plantes sans avoir recours aux engrais chi­miques. Seuls les apports organiques sont tolérés. Parmi ceux-ci, le fumier dis­ponible sous la forme de granulés faciles à épandre, les poudres de sang, de cornes ou d'os (déchets d'abattoirs) et les matières organiques végétales à employer après compostage ou encore comme couver­ture de sol (mulching). En addition à cette fertilisation organique, on aura droit aux apports minéraux à base de magnésie, potasse ou phos­phate (poudres de roches en général). Toujours au sujet de la fertilisation, voici encore quelques conseils importants.

- Une matière organique comme la tonte de gazon ou le fumier ne doit jamais être enfouie sans avoir été bien compostée au préalable (un compost qui dégage une odeur nauséabonde est automatiquement à pros­crire).
- Ne jamais faire des apports inconsidérés de matières organiques. Suivant la vita­lité et la santé des plantes, on peut assez facilement déterminer le juste dosage.
- l'idéal dans un jardin est de ne jamais se retrouver face à un soi nu d'où l'importance du mulching ou des engrais verts. En effet, un sol nu est à la portée d'une multitude de dégradations dues notam­ment aux conditions météo­rologiques (fortes précipita­tions, gelées intenses, séche­resse,...). De plus les fameux microorganismes créateurs d'humus ne trouveront rien à décomposer sur un sol nu d'où un appauvrissement progressif de la terre. Même en hiver le sol doit être cou­vert.
- Il est nettement préférable d'apporter les éléments organiques et minéraux au sol en fin de saison, c'est-à-dire vers septembre ou octobre.

Venons-en maintenant à la rotation des cultures. Elle est aussi appelée assolement. Cette technique consiste en une succession méthodique de végétaux sur une même parcelle et ce afin d'assurer la conservation et la fertilité des sols. Dans un potager cette alternance est très importante pour éviter pas mal de déboires. Comment faire ? C'est finalement assez simple à comprendre et à mettre en pratique : il suffit de faire alterner des légumes ayant un mode de végétation différent. Un exemple : si la première année vous cultivez sur la parcelle "A» des laitues ( légume feuilles), vous pour­rez y cultiver l'année sui­vante (ou la même année) des carottes (légume ra­cines) ou des pommes de terre (tubercule).De plus on essaiera d'amener tous les deux ou trois ans une culture de légumineuses comme le haricot pour ne citer que lui. En pratiquant de la sorte, on évite une trop rapide dégénérescence du sol.

mini serre jardin




Sitemap

Foire Agricole Artisanale & Commerciale d’ Hazebrouck 07/09/2017

Retrouver notre ACD et son revendeur spécialiste dans le Nord Matovert à la 72 ème Foire Agricole Artisanale & Commerciale d’ Hazebrouck du 8 au 10 septembre 17

Salon Inter Alpin Architecture Aménagement (SIAA) à Mégève 19/06/2017

Un vent nouveau souffle sur l’Art de Vivre en Montagne

ACD: serres de jardin – serres tunnel – mini serres – équiper une serre